Ce qu'on va faire






 30 octobre - 1 septembre 2014 - festival Actoral (l'objet des mots) - Marseille





On moment de la rédaction de ces lignes, l’Irmar (qui d’ordinaire produit du texte en se passant d’auteur) et Joël Maillard (qui d’ordinaire monte ses textes lui-même) viennent de se rencontrer pour la première fois, et en sont au point où ils se demandent ce qu’on peut faire. Comme premier point d’accord, cette phrase d’un écrivain reconnu (et mort) : "Peut-être l’immobilité des choses autour de nous leur est-elle imposée par notre certitude que ce sont elles et non pas d’autres, par l’immobilité de notre pensée en face d’elles". Il y aura donc une chose, observée, obsolète, vraisemblablement absente. Il y aura aussi une fille, observable, activée (ventriloquée), autonome. Il devrait y avoir le futur sous forme de prédictions historiques, le passé sous forme d’enregistrements. Quant au présent, il est un peu tôt pour en parler.

L'IRMAR est actuellement en train de travailler sur une nouvelle création pour la saison 14/15: L'ETAT (Titre provisoire et incomplet).
Du caractère relatif de la présence des choses /  du 26 au 30 mars



Les choses : quels enjeux pour un bilan les concernant ?



 










27-28 novembre 20H30

Festival les Inaccoutumés

Ménagerie de verre - Paris


 Irmar - L'éloquence du rien

L'Oeil - n° 651 - Novembre 2012

Le collectif de théâtre se produira fin novembre à la Ménagerie de verre pour jouer « Le Bilan » un spectacle-performance pensé comme une conférence.
Invité en novembre à la Ménagerie de verre pour le festival parisien Les Inaccoutumés, le collectif de théâtre IRMAR présente Le Bilan, une conférence qui tourne à vide sans pour autant tourner en rond. Après cinq ans de travail, une mise au point s’imposait. Mais ce qui se voulait un bilan « sur les choses » ne sera qu’une réflexion sur « les enjeux mêmes de faire un bilan ». Dérobade sémantique… Le Bilan est une version ultracondensée de la pièce-manifeste Du caractère relatif de la présence des choses dont il extrait l’essence : quatre acteurs, une table couverte d’un drap noir en guise de coulisse ou de chapeau de magicien, une rangée de magnétophones capricieux, des jeux de regard type commedia dell’arte ascétique et des objets sans utilité précise, cercle en métal et feuilles blanches. On vous aura prévenu : IRMAR n’a rien à dire. Ne s’embarrasse pas du sens. S’en méfie au contraire, autant que du texte – celui avec un grand T, qui domine encore le théâtre. Chez eux, le « Less is more » de Mies van der Rohe confine à l’obsession. La scène est un laboratoire de recherche, une surface de projection. En quête d’une « tension neutre », ils feignent le dilettantisme pour aller au fond des choses. Cerner leur origine. Buster Keaton conceptuels, socratiques burlesques, ils pratiquent une philosophie concrète, de sons et d’objets, de présences, qui vaut bien tous les théâtres érudits.

« Depuis nos débuts, on travaille sur rien et puis aussi sur quelque chose », s’explique avec un sérieux à peine amusé Victor Lenoble, l’un des six membres pseudo-permanents d’IRMAR. Tous, ou presque, ont moins de 30 ans, sortent de l’Érac – une école d’acteurs cannoise –, étaient ou sont encore comédiens et entretiennent un lien plus ou moins étroit avec la musique situationniste et la Bourgogne, terre natale ou d’adoption. À l’origine de leur « vocation » artistique, un texte bien connu des historiens d’art : Le Discours sur rien de John Cage. Une partition de mots et de silences où la parole est matériau sonore. Une prose sur le rien qui parle finalement de tout, iconoclaste et jouissive, à l’image même du collectif.

Piettre Céline


LE FOND DES CHOSES -  TEASER par IRMAR-Neutre

RADIO
Emission "Changement de décors" à France Culture
IRMAR, ici représenté par deux de ses membres, Victor Lenoble et Baptiste Amann, c’est un groupe de jeunes gens pour la plupart issus de l’ERAC (Ecole Régionale des acteurs de Cannes) et qui, en 2007, ont décidé de développer sur les plateaux de théâtre des projets que d’aucun diront ineptes, d’autres trouveront géniaux. A titre d’exemples, voici quelques intitulés de leurs création : "Du caractère relatif de la présence des choses", "Les choses : quels enjeux pour un bilan les concernant ?", "L’apparition : son émergence ou encore", "Le fond des choses : Outils, œuvres et procédures".

Sur scène, les propositions, on pourrait ajouter quelques formes courtes, se caractérisent en apparence par le RIEN, la vacuité, l’ineptie, la gratuité, l’inutilité autant de registres de perception perturbants qui ont surtout l’intérêt de renvoyer le spectateur vers son propre statut et ses propres attentes.

S’il ne se passe rien sur la scène, ou si rien semble ne s’y passer, alors pourquoi nous, public, est-ce que nous restons là, passif, inerte, consentant ?
Là est sans doute la seule question qu’il faudrait se poser à la sortie d’un spectacle d’IRMAR…  
J. Gayot
Un article de Mari Mai Corbel à  propos du Fond des Choses au T2G
ICI


Le Fond des Choses : Outils, Oeuvres et Procédures
(The Bottom of Things: Tools, Works and Proceedings)

du 31 mars au 7 avril 2012 au CDN de Gennevilliers [T2G]
   et ::  la colle ne fait pas le collage intervention de Gérard Berreby - 4 avril au T2G 19h30
5 juillet 2012  Festival Dièse - Grand Théâtre - Dijon
9 et 10 Octobre 2012 Festival Actoral - Marseille











avec / Baptiste Amann, Solal Bouloudnine, Andreas Catjar, Lyn Thibault, Olivier Veillon
mise en scène / Mathieu Besset et Victor Lenoble
création lumière et régie générale / Julien Lanaud
conception du cube / Pierre Leblanc

précisions sur la page LE FOND DES CHOSES


L'emploi du temps du trimestre











     


Du Caractère Relatif de la Présence des Choses
La Piscine - Dunkerque
le 26 Janvier

Les Tenants et les Aboutissants

Ateliers Claus - Bruxelles feat Antoine Boute
le 28 janvier

Le Fond des Choses (première étape de travail)                                                                     
festival ACTIONS - Dijon
le 17 février

Le Fond des Choses: Outils, Œuvres et Procédures
CDN de Gennevilliers - Paris feat Andreas Catjar
du 31 mars au 7 avril
          + lever de rideau avec Gérard Berreby: la colle ne fait pas le collage, le 4 avril 1h avant le spectacle
             et un événement au Silencio avec la revue Feuilleton, le 14 avril

peinture Jérôme Brenot.
LES CHOSES: QUELS ENJEUX POUR UN BILAN LES CONCERNANT ?

 2 et 3 décembre 2011


Avant tout, il ne sera pas inutile de préciser que l’IRMAR a coutume, en interne, de nommer ce spectacle ‘LE BILAN’, et ce moins par souci d’économiser la salive (le titre est long) que par volonté de dire les choses telles qu’elles sont, c’est dire si l’enjeu est lourd.

L'APPARITION : SON EMERGENCE.




















2 et 3 septembre 2011 - 19h45
Réservation : infos@ecej.fr

4 septembre 2011 - 19h
Réservation sur le site


Science fiction en toute camaraderie, petite symphonie d'ondes et de fer, l'Apparition traite de plusieurs choses importantes de la vie pour tenter de lever enfin le voile sur le mystère de l’infini.

L'IRMAR


L’Institut des Recherches Menant A Rien a été fondé en 2007 quelque part entre Marseille, Paris et Dijon.

Le travail de l’IRMAR consiste à montrer certaines choses, à en cacher d’autres, et à s’abîmer dans des recherches de recherche. Comme partout dans la vie, les choses, les sons et les corps s’y côtoient sous tension, dans l’apesanteur ou l’écrasement.

L’IRMAR explore pas mal de causes et d’effets sans préjuger de leur ordre de conséquence.

Le théâtre étant à l’IRMAR ce que la chaise est à la table ou la canne à l’aveugle, l’Institut s’attache à en fouiller les enjeux, creusant par le bas, multipliant le plateau par zéro, l’additionnant à lui-même et divisant le tout par quelque chose qui cherche à tâtons le tableau de bord initial.

L’IRMAR a hérité d’un intérêt commun que son personnel a, ou a eu, pour : la musique concrète et industrielle, les écrits de John Cage et des Situationnistes, les Editions de Minuit, Factory Records, Sarah Records et tous les autres ; la chute libre, la boxe, le football, le velouté de potimarron, la truffe de Bourgogne et les légumes du jardin, la Côte d’Or et le café Chez Nous (à Dijon, sur les Halles, Impasse Quentin).

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The IRMAR is not Rennes Research Institute for Applied Mathematics, and still.



The IRMAR was founded in 2007 by budding musicians and ex-actors (from Cannes Regional School of Acting - ERAC), along with the people walking in the street that day (most of them are unemployed today)


The work of the IRMAR consists in showing certain things and hiding others.
The IRMAR explores quite a lot of causes and effects.


The IRMAR chose, willy-nilly, the stage as a place and subject for its research. Moved by a nearly complete ignorance of what may well be the Theatre, the IRMAR focuses on searching the issues of it and prefers digging from below rather than reaching for the sky of theatrical thinking.


The shows of the IRMAR are therefore the result of the encounter between tools looking for things and things looking for their tools, all "controlled" ("régi" in French - hi Claude) by the banal will to save the world and the animals.

The IRMAR believes that they are too many things.

The IRMAR worked a lot on Nothing, and on Something too, acquiring thus a solid experience in the subject matter.

The IRMAR inherited a common interest that its staff has, or has had, for: concrete, industrial, music, and the sounds of life; the writings by John Cage; Dada, Fluxus, The Situationists, Factory Records, Sarah Records, 4AD, and all the rest of them; aviation, pumpkin milk soup, Burgundy truffle, leek fondue, the vegetables of the garden, tarte Tatin pie, Burgundy and the land of Châtillonais.

En 2012

L'IRMAR présentera une nouvelle création au CDN de Gennevilliers entre le 31 mars et le 7 avril 2012 :
Le Fond des Choses: Outils, Œuvres et Procédures

Bref, l'IRMAR s'interroge à nouveau sur une question de nature interrogative : Les choses, comment, pourquoi ?
Surtout, quel est leur fond ? Par où l'approcher, avec quels outils le sonder ? En revient-on ? Dans quel état?

Traiter des choses c'est en fait parler d'un peu tout : les choses qui nous arrivent, les objets avec lesquels on fait, les notions qu'on charrie. Tout ce qu'il est possible de nommer Chose. C'est de cela qu'on parle.

Comme à l'habitude, l'IRMAR se prémunira de la narration par l'exploration d'une réalité fictive, de la musique par la mise à l'épreuve du son, du discours par un doute cartésien et bourguignon au sujet de son à-propos.
Fondamentalement, l'IRMAR va créer un nouveau spectacle afin de jouer, comme avec les précédents, le jeu de la fin, de la table rase et du non retour. Avec l'objectif que cela puisse une nouvelle fois créer de la vie, maintenir la tension et les dynamiques, sauver le monde.
Un cube noir opaque, suffisamment vaste pour y stocker du matériel et y accueillir les acteurs, occupera une bonne partie de l'espace du plateau. Il sera le fond des choses, un lieu d'importation, d'exportation, d'exhortation, de recherches, un refuge pour le mensonge, un hospice pour la vérité. Ce cube nous engagera à travailler sur l'invisible, à recéler le spectacle, à l'enfouir dans l'inconnu. A faire des tours de magie, des non-tours de magie, des réunions sur les tours de magie non-faits, ainsi que des bilans réguliers sur l'avancée des réunions.
Cette boite noire fonctionnera comme celle du théâtre, celle des avions. Ce sera le bureau mathématique central du placard du centre d'art contemporain: son oeuvre. Un cachot pour les vilains: leur goulag. Bref une coulisse, une loge, un pôle d'emploi.

Autour, à vue sur le plateau, nous n'aurons d'autre choix que de créer les conditions propre à l'interdépendance entre le spectacle caché et les appareils censés le régir. Appareils administratifs, structurels, sensibles, techniques. Outils, oeuvres et procédures seront le pendant visible du mystère spectaculaire, sa transparence aventureuse.
Quatre acteurs en auront la charge, ainsi qu'un compositeur suédois dont la capacité à ne pas arriver à prononcer le français nous autorisera à quelques jeux sur le fond de notre langue.
Un travail de mise en abîme, jamais loin, viendra ponctuer et enrayer les agissements de tout ce beau monde afin que s'expriment certaines des tendances les plus lourdes qui nous poussent au rire et à la festivité.

Un spectacle caché dont la raison d'être soit visible.